Je me souviens de ce matin où j’ai simplement voulu m’asseoir avec mon café. Le silence m’a enveloppée, et aussitôt, une petite voix dans ma tête a chuchoté : “Tu perds ton temps. Il y a tant à faire.”
Ce moment, anodin en apparence, m’a ouvert les yeux : s’arrêter fait peur. Quand on est aidante, on apprend à courir avant même d’apprendre à respirer. On donne, on veille, on gère — jusqu’à s’oublier soi-même.
Mais ce jour-là, j’ai choisi de ne rien faire.
J’ai écouté mon cœur battre, j’ai respiré lentement, et j’ai senti une larme couler. Ce n’était pas de la tristesse, c’était du soulagement.
Apprendre à se reposer sans culpabilité, c’est apprendre à se respecter. C’est accepter que le repos ne soit pas une faiblesse, mais une forme de soin.

Quand la fatigue devient trop lourde, je marche.
Pas loin — juste à deux pas d’ici.
Je vais souvent jusqu’au petit parc du village, là où le banc sous le platane m’attend.
C’est mon coin de répit.
Le vent, la lumière d’automne, les feuilles qui tombent… tout m’invite à ralentir. Et dans ce silence doux, je sens mes épaules descendre, ma respiration s’élargir. Le répit ne demande pas toujours des vacances ou un grand départ. Il se cache souvent dans ces instants simples, proches de chez nous, où l’on choisit enfin de se poser.
🌸Le vrai répit commence quand on s’autorise à ne rien faire.

Pendant longtemps, j’ai cru que lâcher prise voulait dire “laisser tomber”.
Mais en réalité, le lâcher-prise chez les aidants est un art d’écoute intérieure. C’est oser sentir ce qu’on retient depuis trop longtemps :
la peur, la colère, la tristesse, la fatigue.
Dans mes accompagnements, j’invite à accueillir ces émotions au lieu de les fuir. Le corps est un messager précieux : il parle quand la tête sature. Il demande du calme, du souffle, de la douceur.
Chaque séance devient une pause consciente, un espace pour se retrouver. Pas pour fuir la vie, mais pour mieux y revenir, aligné et apaisé.
🌸Lâcher prise, ce n’est pas abandonner — c’est faire confiance à la vie.

Fleur de Vahiné, massage tahitien à Poussan
Et si, pour lâcher prise, on se laissait porter par les mains d’ une autre ? Ce mois-ci, mon coup de cœur local va à Fleur de Vahiné, un espace de bien-être à Poussan.
Dès qu’on franchit la porte, l’odeur du monoï et la douceur du lieu invitent à ralentir. Le massage tahitien y est une véritable danse : des gestes fluides, enveloppants, rythmés comme une vague.
C’est un soin du corps, mais aussi une reconnexion à soi.
Entre les mains expertes de Mélanie, j’ai senti mes tensions fondre.
Un instant suspendu, profondément ressourçant.
🌸 S’entourer de douceur, c’est déjà commencer à se réparer.
Fleur de Vahiné, c’est plus qu’un massage — c’est une expérience de répit, un rappel que le corps mérite, lui aussi, d’être écouté.
📍 Fleur de Vahiné – Massages polynésiens à Poussan

Accueillir ses émotions, c’est se donner la permission de vivre pleinement. Lâcher prise, c’est accepter que tout ne repose pas sur nos épaules. Et dans ce mois de novembre, où la nature ralentit, peut-être pouvons-nous faire pareil : Fermer les yeux, respirer, et nous rappeler que le repos… fait partie du chemin.

Ce mois-ci !
Culpabilité, peur, résistance au repos : et si le repos devenait un acte d’amour envers soi ?
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